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vendredi 6 juin 2014

A bloc !!!


L’escalade de bloc se pratique sur des blocs rocheux de faible hauteur, sans baudrier ni corde. La protection est assurée par la parade d’un partenaire et un crash-pad (tapis de chute). 

Le bloc est une escalade primaire, primitive, sans artifice ni contraintes autres que celles imposées par le rocher. Ici, pas de quincaillerie, comme en falaise, pour dénaturer le plaisir et la fluidité des mouvements.





Il se dit que l’escalade de bloc est née à Fontainebleau ou à Joshua Tree. Et que ses chantres se nommaient Jacques Wehrlin (3 en 1908 à Bleau), Pierre Allain (6a en 1946 toujours à Bleau) ou John Bachar (1er 7a à Josh’).

Moi, j’aime à penser qu’elle fut inventée par un enfant noir du fin fond du Malawi, à une époque si reculée que l’escalade n’avait alors pour seul but que la survie ou le jeu.

Il se dit que c’est une escalade du mental, de l’explosivité et de la force.

Moi, j’aime à penser que c’est une escalade de l’équilibre, de la fluidité et du touché.


Quoiqu’il en soit, c’est une escalade de la convivialité qui sait sortir du cadre intime et bipolaire de la cordée ; une escalade de groupe, de famille ; une escalade tribale : celle des encouragements, du challenge et du partage.


C’est aussi une escalade de la sensualité. Une escalade faite de courbes et de touché. L’escalade des corps qui s’étirent avec élégance vers une prise inaccessible, celle des hanches féminines qui frôlent les mains du pareur, celle du contact digital avec le grain antédiluvien du grès.



Oui, j'aime m'assoir au pied des blocs même s'ils n'ont pas l'aura des fiers sommets alpins. J'aime lire leurs partitions et contempler leurs formes éléphantesques. J'aime imaginer mes déplacements d'aspérités en aplats. 
Et partager ce monde minéral avec un proche... et un peu de lichen.








R


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