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mercredi 27 novembre 2013

Visions du MuCEM (2/2)

"Lorsqu’une œuvre atteint son maximum d’intensité, de proportion de qualité d’exécution, de perfection, il se produit un phénomène d’espace indicible. Les lieux se mettent à rayonner, physiquement. Ils déterminent ce que j’appelle l’espace indicible c’est-à-dire un choc qui ne dépend pas des dimensions mais de la qualité de perfection, c’est du domaine de l’ineffable. " Le Corbusier



"Nos yeux sont faits pour voir les formes sous la lumière ; les ombres et les clairs révèlent les formes ; les cubes, les cônes, les sphères, les cylindres ou les pyramides sont les grandes formes primaires que la lumière révèle bien ; l’image nous en est nette et tangible, sans ambiguïté. C’est pour cela que ce sont de belles formes, les plus belles formes. Tout le monde est d’accord en cela, l’enfant, le sauvage et le métaphysicien." Le Corbusier



"On met en œuvre de la pierre, du bois, du ciment ; on en fait des maisons, des palais ; c’est de la construction. L’ingéniosité travaille. Mais, tout à coup, vous me prenez au cœur, vous me faites du bien, je suis heureux, je dis : c’est beau. Voilà l’architecture. L’art est ici." Le Corbusier



"Une grande époque vient de commencer. Il existe un esprit nouveau. Il existe une foule d’œuvres d’esprit nouveau ; elles se rencontrent surtout dans la production industrielle. L’architecture étouffe dans les usages. Les « styles » sont un mensonge. Le style, c’est une unité de principe qui anime toutes les œuvres d’une époque et qui résulte d’un esprit caractérisé. Notre époque fixe chaque jour son style. Nos yeux, malheureusement, ne savent pas le discerner encore." Le Corbusier

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Photo R : Hipstamatic (objectif Américana ; film Robusta)

dimanche 24 novembre 2013

Visions du MuCEM (1/2)

MuCEM est l'horrible acronyme, à la mode "MoMA", qui désigne l'hallucinant Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée.

Le MuCEM est un cube (ou presque) de 15 000 mètres carrés (ou presque) posé sur l'ancien môle portuaire J4 du port de Marseille.

Adossé au fort Saint Jean auquel il est relié par une passerelle de 115 m, il abrite des collections permanentes (issues en partie du musée national des arts et traditions populaires) et de belles expositions temporaires.



Mais, si j'ai qualifié le MuCEM d'hallucinant, c'est bien sûr pour son architecture (plus que pour ses collections, belles mais classiques).

Construit par l'architecte français d'origine algérienne Rudy Ricciotti, le bâtiment affiche sa différence dans une zone inondée par la blondeur chaleureuse des calcaires du fort Saint Jean.

Massif, ténébreux, presque hostile, le MuCEM choque à première vue. Il semble être un bâtiment renfermé sur lui-même, étanche au monde extérieur. Le visiteur s'attend à pénétrer un monde complexe, isolé : à s'immerger hors de la ville et du port. Erreur !

A l'intérieur, la magie opère progressivement. Et cette toile d'araignée de béton qui drape le coeur du bâtiment respire et transpire comme la peau d'un être vivant. L'air marin pénètre les travées ; la lumière se diffuse en jouant avec les ombres ; les images de la ville (La Major, La Bonne Mère, Saint Jean, les quais, les jetées) se dévoilent sous des profils insolites.



Jusqu'à l'apothéose de la terrasse du dernier étage et de sa connexion avec le fort. Dès les premiers pas sur cette terrasse, le bien-être envahit le visiteur. Le lieu nous transporte "ailleurs", sur la place d'un petit village provençale dont nous serions tous originaires. C'est peut-être ça la vraie réussite d'un bâtiment : le bien-être des visiteurs, l'accessibilité à tous, le brassage des populations. C'est de l'ordre de l'ineffable. En tous cas, Bravo Monsieur Ricciotti !



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Photo R : La Major vue de la terrasse du MuCEM ; Les pieds du Forts St Jean à travers la peau du musée ; les travées extérieures.

Lien vers le site du MuCEM : MuCEM

vendredi 15 novembre 2013

Everest liquide

Les alpinistes sont des marins d'eau dure proférait Dominique Potard ! A juste titre.

La couverture somptueuse de l'album des "Girls In Hawaii" nous le rappelle. Les musiciens belges ont choisi un de leurs compatriotes, Thierry de Cordier, pour illustrer leur dernier album : Everest. Un petit bijou de pop aérienne.

Le résultat est parfait... à tel point que je me suis offert le luxe d'une édition en "33 tours" juste pour le plaisir de posséder l'objet.


La peinture s'intitule "Mer Grosse" et fait partir d'une série de plusieurs tableaux à l'huile sur la thématique de la mer... et de sa similitude avec la montagne. Des mers grosses, montées, hautes... jusqu'à cette "Zeeberg" : une montagne de mer, une frontière mystérieuse forgeant les rêves de liberté.

Un bel article sur le sujet ici : http://e-po.fr/artwork-everest-de-girls-in-hawaii/

Ecouter l'album sur Deezer là : Everest (goûtez "Misses", "Not Dead" ou l'intro hallucinante de "Here I Belong")

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lundi 11 novembre 2013

Lou Reed ( 2/03/1942 - 27/10/2013 )


Histoire de ne plus me limiter à mettre un dessin tous les 6 mois sur ce blog, je me suis résolu à mettre des choses un peu moins finies...
Et histoire aussi qu'on ne dise pas qu'il y en a que pour Dylan!