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vendredi 27 septembre 2013

Carte postale de New-York (2/?): en roue libre...



Me voilà (moi aussi!) à New-York.... Etape n°1: Greenwich Village... ou "The Village", le quartier Bohème de New-York, celui des peintres, des poètes de la Beat génération, des troubadours rock à l'aube de la gloire (quand "there was music in the cafés at night and revolution in the air" *)...  enfin en tout cas, c'est ce que j'avais en tête en arrivant...
Bien qu'un peu plus propre que dans mon imagination, j'y trouve ces célèbres façades en briques avec leurs escaliers de secours. Dans toute ces rues qui se ressemblent quand même un peu, je trouve la fameuse (Positively) 4th Street **, tourne sur la (un peu moins fameuse) Bleecker Street (ouais, Simon & Garfunkel... ***), un carrefour... je prends à la va-vite en photo une rue qui me semble familière, bien qu'assez différente de l'image que j'ai dans la tête... Sur une vague impression, je fais la photo moi-même, vu qu'il n'y a personne d'autre pour la prendre... voilà une sorte de "reconstitution" de ce que ça aurait pu donner si il y avait eu quelqu'un d'autre pour prendre la photo:






...  voilà ce que j'avais dans un recoin de ma tête:




... Le cerveau humain est une machine formidable: il s'avèrera ensuite qu'il s'agit bien de la même rue!
50 ans qui séparent ces 2 photos... des arbres ont été plantés pour donner un peu d'oxygène aux habitants désormais aisés de ce quartier, un monospace Honda-clim-régulée-18-airbags-aide-au-freinage-d'urgence-boite-automatique-et-tout-et-tout a remplacé le vieux (et stylé!) combi VW, des bobos à vélo ont remplacé les jeunes apprentis poètes et autres activistes gauchistes (quant à la neige, ils ont quand même conservé ça... mais elle n'arrivera que 2 heures après la photo)... Il ne reste finalement plus grand-chose du "Village" des 60's... de vagues traces demeurent tout de même, comme quelques disques de Dylan ou du Velvet Underground mis en avant dans les vitrines des rares disquaires résistants sur Bleecker Street. J'avais écris ici un jour qu'il fallait venir ici avec ses propres fantômes parce que, les originaux, eux, en sont partis depuis bien longtemps...
Je ruminais ces pensées, quand au hasard de mes errances, je tombe sur un vestige... mieux! un vrai trésor archéologique d'une époque décidément révolue, au pied des façades désormais impeccables de McDougal Street: le Café Wha?... conservé en parfait état (comprendre vraiment pourri, comme on pourrait l'imaginer en 1961) celui-là même où un certain Robert Zimmerman fraichement débarqué de son Mid-West natal (Hibbing... ville minière du Minnesota, "une sorte de Saint-Etienne en pire" peut-on lire chez Koechlin.... mmm) donna son premier concert new-yorkais, où Jimi Hendrix fut découvert, où le Velvet, Bruce Springsteen et bien d'autres ont débuté...


Une ville vraiment surprenante...



     Notes:


       *              Tangled Up in Blue by Bob Dylan on Grooveshark 


       **           Positively 4th Street by Bob Dylan on Grooveshark

       ***        Celle-là, je ne la mets pas parce que.... bon....


dimanche 22 septembre 2013

jeudi 19 septembre 2013

Pêche !




"Je pêche parce j’aime pêcher ; parce que j’aime les lieux – toujours splendides – où vivent les truites et que j’abhorre ceux – invariablement laids – où vivent les gens. Je pêche pour toutes les publicités télévisées, tous les cocktails et autres pince-fesses auxquels cette activité me permet d'échapper. Je pêche parce que dans un monde où les hommes semblent pour la plupart passer leur vie à faire des choses qu'ils détestent, la pêche est pour moi à la fois une inépuisable source de joie et un petit acte de rebellion ; parce qu'il m'est idée que les hommes ne font qu'un seul passage sur cette Terre et que je ne voudrais pas gâcher le mien."



R.

Photo : R
Texte : extrait de Testament d'un pêcheur à la Mouche de John Voelker




dimanche 8 septembre 2013

Lettre à A.



Plus tard, nous nous rappellerons de cet été. Des étés comme celui-là, tu n'en connaîtras pas beaucoup dans ta vie.

Un vieux monsieur* avait écrit un livre là-dessus : il appelait ça les "années sandwiches" (pour nous, ça pourrait être les "étés sandwiches"). Il disait qu'une personne normale n’en vit que cinq ou six dans son existence. Cinq ou six, pas plus. Le reste, c’est du remplissage et de l’attente. Il disait que ces années-là sont comme des tranches de foie gras qui viennent se mettre entre deux morceaux de pain. Ce sont des années-sandwiches. Il faut savoir les reconnaître quand elles arrivent, être vigilant : il ne faut pas les rater.

Nous, cet été, nous ne l'avons pas raté ! Nous avons mordu dans le pain à pleines dents et dévoré le foie gras jusqu'à en frôler l'indigestion.

Plus tard, nous l'appellerons peut-être "l'été d'Eliot". Nous nous rappellerons de ses premiers instants qui ne s'écrivent pas. Chacun gardera en mémoire un son, une image, un regard peut-être. Nous nous rappellerons aussi des "à côtés" : des étoiles filantes, des bivouacs dans le salon, des lucioles ou de nos danses endiablées sur le "Please don't do it again" de Lady.

Oui, nous nous en rappellerons comme d'un été de bonheur. Pas ce bonheur construit sur le prestige éphémère d'une destination estivale de rêve. Non : un bonheur simple, qui ne s'achète pas.

C'est pour cela que tu devras te rappeler de cet été toute ta vie. Tu devras t'en rappeler pour lui, pour ce frère qui ne sait encore attraper ni objet ni souvenir, et pour nous que nos mémoires trahiront tôt ou tard. Car je vois bien que mes sens avaient déjà tout oublié de ta haute enfance.

R

* Serge Lentz


vendredi 6 septembre 2013

C'est la rentrée !


Oui, nous l'avouons sans peine : ce blog n'a été que l'ombre de lui même depuis plusieurs mois !!! D'avril à Septembre. D'un anniversaire à l'autre (les intéressées se reconnaîtront).

Alors profitons de l'élan de la rentrée pour reprendre les pérégrinations des Ch'Ro'Nic's.
Des dessins en préparation, des photos, des émotions à partager... 

Bref, c'est reparti : prochain article dans le week-end !

Pour patienter jusque là, vous pouvez au choix :

 - découvrir (ou redécouvrir) le "soulissime" album de Lady (sur Deezer) : Lady
 - courir à la Fnac acheter l'époustouflant "Délivrance" de James Dickey : Délivrance
 - étrenner la galerie photo Flickr de R : Flickr R
 - ... ou attendre sans rien faire.


R

Photo : I Phone avec Hipstamatic (pellicule D-Type plate ; objectif John S)