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samedi 27 octobre 2012

Au bivouac




Quel privilège de dormir en montagne !

Bivouaquer en montagne, c’est accéder à un monde inconnu, insoupçonné, peuplé de chimères. Celui qui ne fait que passer sur le sentier, gravir une paroi ou courir sur la carapace du glacier ne peut pas prétendre avoir réellement connu la montagne. Pour cela, il faut dormir avec elle, blotti contre son sein, sans nulle autre protection qu’une veste polaire ou un duvet.

Bivouaquer en montagne, ce n’est plus être momentanément toléré dans un espace qui n’est pas le nôtre, c’est lui appartenir pleinement, se fondre en lui. C’est devenir roc et poussière parmi le roc et la poussière, silence et obscurité dans le Silence et l’Obscurité.

Tout est tellement différent pendant la nuit. On oublie cela si l’on dort sous un toit. On oublie que la lune est un phare et le silence une torture pour l’esprit. Le bivouac en devient presque une expérience mystique tant il décuple certains de nos sens. Une expérience dont on ressort différent, pas au premier bivouac, ni au second, mais à force de bivouacs, à force de baigner dans la pureté du soir, à force de négociation avec le froid impitoyable, à force de solitude obscure. Le bivouac est un instant à priori d’inconfort et de lutte contre un environnement hostile mais il apporte, plus que tout autre, une sensation de bien-être, d’apaisement et d’harmonie.

R

samedi 20 octobre 2012

Séparation


Une rencontre est toujours le commencement d’une séparation.



Elle se leva sans un bruit et repoussa délicatement sa chaise contre la table. Elle marqua un temps d’arrêt, le regard perdu dans les volutes de sa cigarette.
Il lui jeta un furtif coup d’œil. Plus pour appréhender la nature de son hésitation que pour profiter une dernière fois de la douceur de son visage.

Sans un mot, elle se mit en mouvement et le frôla presque au point de l’effleurer. Il ne resta plus autour de lui que la trace poivrée de son parfum.
Sans un mot, il la regarda traverser la place puis s’engager dans l’avenue de Libération. Il espérait sûrement qu’elle se retournerait. Elle ne le fit pas.

Il resta assis plusieurs secondes après qu’elle eut disparu au coin de la médiathèque puis quitta lui aussi la terrasse du café en direction du quartier des Halles.
Il abandonna une vieille photo froissée que le vent, voyeur impénitent, fit glisser vers moi.

Si l’on se sépare comme l’on s’est aimé, ceux-là n’avaient pas dû connaître la passion.

R

mardi 16 octobre 2012

Aparté

Frérot, écoute moi cette petite perle : 


Bruce Springsteen - The Fever : 7 minutes 35 de bonheur.

Alors ?

samedi 13 octobre 2012

A contre-courant...

Un premier dessin en forme d'hommage... (une pâle copie)